Oui, on en est tous là , malheureusement (pour les prix)
Autre sujet, j'ai entendu dire que la crise (provoquée !) du pétrole actuelle, qui non seulement a fait exploser les prix des carburants, provoque maintenant la hausse notamment des engrais, et donc pourrait provoquer une hausse générale des prix des denrées alimentaires !
RTBF Actus :
"Un jour, une carte : après le pétrole et le gaz, le prix des engrais part à la hausse et laisse craindre une crise alimentaire !
Choc pétrolier à la pompe, flambée du prix à la chaudière… la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix de l’énergie. Mais après la crise du pétrole, c’est la crise alimentaire qui s’invite dans nos assiettes. Le blocus du détroit d’Ormuz entraîne une pression folle sur le marché des engrais agricoles. Si 20% des énergies fossiles passent par le détroit, ce sont pas moins de 30% des engrais agricoles – à base d’ammoniac, d’urée, de phosphates et de soufre – qui transitent par ce passage. De quoi faire craindre aux Nations unies une crise alimentaire mondiale.
Si pour le gaz et le mazout, certains se disent que l’été arrive et qu’on pourra réduire le coût du chauffage, il n’en va pas de même pour les fertilisants et les engrais. Prenons les exemples de l’ammoniac et de l’urée : ces derniers sont nécessaires dans l’agriculture, où se préparent doucement les semis de printemps et les récoltes de l’été.
Mais il y a un problème : 30% de nos besoins pour l’agriculture mondiale passent par le détroit d’Ormuz, qui est fermé - un peu parfois ouvert - et toujours sous la menace des armes iraniennes.
Double crise
L’ammoniac sert à fabriquer de l’azote, la base fertilisante des plantes.
L’urée, quant à elle, est l’engrais le plus utilisé dans le monde. On la retrouve dans le fumier et le purin des bestiaux (les plus anciens des jardiniers amateurs vous diront que : "Petit pipi dans l’arrosoir est bon pour le potager") mais il en faut bien plus pour l’agriculture industrialisée.
Et comme un mal ne va jamais seul : pour transformer ammoniac et urée en engrais, il faut… du gaz. Et ce dernier vient aussi de la région en guerre depuis un mois.
Forte hausse des prix
Comme le pétrole et le gaz, les engrais ont vu leur prix de référence grimper en flèche : près de 50% d’augmentation il y a quelques heures. Cela fait aussi un peu de yo-yo, mais la demande reste forte.
Nous sommes en effet à la période des semis de printemps et les spéculateurs anticipent les besoins futurs pour la croissance des plantes.
Deux pays sont particulièrement inquiets : le Brésil et l’Inde, qui pourraient voir leur production agricole diminuer drastiquement au moment des récoltes. D’où l’alerte à la pénurie alimentaire.
L’histoire se répète
Ce n’est pas la première fois que les engrais sont ainsi touchés par une crise, une guerre. L’histoire, c’est comme le facteur… ça sonne toujours deux fois.
Rappelez-vous en 2022 et la guerre en Ukraine : le gaz russe était transformé en engrais en Ukraine. Et les bateaux de ce pays étaient bloqués en mer Noire par la flotte de Vladimir Poutine.
La vigilance reste de mise en Europe puisque notre continent a tout de même besoin d’environ un quart (23%) des engrais produits dans le monde.
Cela tombe mal. Cette nouvelle crise arrive au moment où l’Europe commençait enfin à se rendre plus indépendante du gaz et des engrais russes, en réduisant notre dépendance à la Russie de 40% à quelque 10%.
Il y a six mois, l’Europe avait mis une surtaxe sur les fertilisants azotés venus de Russie. Elle est maintenue. En revanche, l’Europe vient de décider de suspendre pour un an tous les droits de douane sur les importations d’engrais venus d’ailleurs."
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